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Sur DVDRama Avec Fausta, la réalisatrice italo-péruvienne Claudia Llosa nous livre une oeuvre bouleversante dont on ne ressort pas indemne. Loin des minauderies géopolitiques qui accaparent une bonne partie des réalisations des pays d'Amérique du Sud, Fausta se présente comme un drame intimiste emprunt d'un lyrisme macabre pour le moins déroutant, récompensé par de nombreux prix, dont l'Ours d'Or 2009. Suite de l'article sur le site Pour une exploitation pédagogique du film vous pouvez télécharger le dossier tiré du site zéro de conduite. Les retours de la presse
Révélé à la presse jeudi matin, La Teta asustada (littéralement : la mamelle effrayée), deuxième long métrage de la Péruvienne Claudia Llosa, a fait soudainement souffler le vent de la liberté, du talent et de la beauté. Surprise, c'est La Teta Asustada de Claudia Llosa qui remporte l'Ours d'Or. Selon les commentateurs, unanimes, cette évocation des viols au Pérou pendant les turbulences politiques des années 1980 a profondément bouleversé les festivaliers. Sans misérabilisme ni pathos, ce film décrit le quotidien d'une femme meurtrie, en plongeant dans la culture indienne et en mêlant tragique et grotesque, fantastique et réalisme. Cette récompense devrait mettre en lumière le talent de cette réalisatrice remarquée dès son premier film, et placer enfin le Pérou sur la carte du nouveau cinéma d'Amérique Latine.
La Teta Asustada : tout sur ma mère et bien plus ...Alors que le Festival de Berlin approche de sa fin, le film merveilleux qu'attendaient les festivaliers cette année en compétition est arrivé, via l'Espagne, du Pérou (c'est d'ailleurs le premier titre péruvien jamais choisi en compétition). La Teta Asustada, de Claudia Llosa, est un film beau, riche, captivant, complètement maîtrisé, auquel on serait bien en peine de trouver des défauts et qui émeut profondément mais avec tant de sobriété qu'il ne laisse pas de place aux larmes de crocodile.Le titre original très imagé ("la teta asustada" signifie "le sein apeuré") renvoie au nom que le peuple péruvien donne à une maladie née pendant la guerre de la terreur chez les femmes violées et qui se transmettrait par le lait maternel. Fausta (interprétée par la très belle Magaly Solier, qui a aussi composé les chansons par lesquelles son personnage s'exprime souvent) l'a héritée de sa mère Perpetua la bien nommée, qui meurt dès la première scène. En attendant de réunir l'argent des funérailles, la fragile Fausta (si craintive que ses rapports avec les autres sont d'une subtilité et d'une délicatesse absolues et qu'elle a enfoui comme une tumeur une pomme de terre dans son corps pour en bloquer l'entrée à d'éventuels violeurs) apprend lentement à ne plus avoir peur et honte. Bénédicte Prot
LE JOURNAL DE LA CULTURE « La Teta asustada » constitue le haut niveau du cinéma d’auteur au féminin. (...) Julien Welter Le POINT "Fausta" : un beau portrait de femme, porté par l'imaginaire quechuaPar Rébecca FRASQUET "Fausta", qui sort mercredi en salles après avoir remporté l'Ours d'or de la dernière Berlinale, exalte une culture quechua longtemps méprisée au Pérou et relate avec une grande puissance métaphorique le traumatisme des femmes violées lors des convulsions politiques des années 1980. "La teta asustada" - son titre original, littéralement "le sein effrayé" - est le deuxième film tourné par l'Italo-péruvienne Claudia Llosa, 32 ans, trois ans après "Madeinusa" un conte coloré, cruel et sensuel sur les croyances naïves d'un minuscule village andin, couvert de prix dans les festivals. LIRE LA SUITE...
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