Solidarité avec les Indiens de Potosi/Bolivie
L'étoile du matin
un
atelier d'artisanat pour venir en aide aux familles paysannes pauvres de
Bolivie
Rapport
d'activité 2002
Solidarité
avec les Indiens de Potosi/Bolivie
36 Rue Lehot 92600 Asnières
Tel: 01 40 86 58 28
I. L'étoile du matin: un atelier d'artisanat pour venir en aide aux familles paysannes pauvres de Bolivie
I.1. les objectifs de projet
Objectif
principal: améliorer le quotidien de familles paysannes
Quechua grâce à la production d'un artisanat traditionnel.
- Compléter la formation
technique des femmes de l'étoile du matin
- Remplacer la
coordinatrice française de l'étoile du matin par un comité issu du groupe de
femmes, en assurant sa formation et en supervisant son fonctionnement pendant
une phase transitoire.
- Multiplier les
débouchés commerciaux afin de faciliter la commercialisation de la production
d'artisanat par les femmes après le départ de la coordinatrice.
I.2. les intervenants
1. Solidarité avec
les Indiens de Potosi/Bolivie (SIPB): association française porteuse du
projet.
2. Florence Masson:
coordinatrice française du projet sur le terrain, en Bolivie.
3. L'Étoile du Matin:
groupe de femmes d'une communauté paysanne Quechua, bénéficiaire du projet.
4. Deux professeurs
de couture, boliviens, recrutés localement, pour des formations
ponctuelles.
I.3.les bénéficiaires
- directs
La communauté d'EL Terrado comprend 80 familles.
Le groupe de l'Étoile du matin est formé par 25 femmes qui viennent de familles
différentes, ce qui correspond à environ 175 personnes.
- indirects
Les communautés
environnantes de Pujyuni, Hualinfaya, Molle-Molle, Talahuanca, ont chacune un
groupe de femmes dirigé par une promotrice d'artisanat formée initialement par les femmes de l'étoile du matin. En 2002,
des promotrices d'artisanat des communautés de Vilcapujio, Potobamba, Tirispaya
et Kilómetro ciento veintisiete doivent venir
se former à l'atelier de l'Étoile du Matin.
Chaque groupe compte en
moyenne 25 à 30 femmes, soit environ 190 personnes bénéficiaires dans chaque
communauté soit environ 1500 personnes qui bénéficient indirectement du travail
et de l'expérience pilote de l'Étoile du Matin.
I.4. les partenairesI.4.1. Locaux:la communauté d'El Terrado:
Le groupe de l'Étoile du Matin est reconnu et
respecté au sein de la communauté. Les hommes et les enfants prennent la place
de leur femme ou de leur mère auprès des animaux pour que celles-ci puissent
assister aux réunions du groupe et aux sessions de formation.
l'ONG "ACLO"
(Acción Cultural Loyola):
Cette fondation bolivienne travaille depuis plus
de 25 ans en milieu rural et depuis peu dans l'éducation, la santé et les
femmes. Elle suit de près le groupe de l'Étoile du Matin, qui sert d'exemple
pour les autres groupes de femmes des communautés de la zone.
Cette fondation a pour objet de promouvoir et de diffuser l'artisanat bolivien de qualité. Un travail de coordination a été débuté entre cette fondation et le groupe de l'Étoile du Matin. .
I.4.2. En FranceLa Guilde Européenne du Raid:
principal partenaire pour cette quatrième année du projet.
I.5. Calendrier proposé pour l'année 2002
II. Déroulement du projet
II.1.Dates et faits
II.1.1.formation en couture et en gestion
Entre janvier et mai, trois sessions de
formation en couture sont organisées.
La 1ère – du 28 janvier au 2 février – a lieu dans la communauté même d'El Terrado et enseigne aux femmes la
confection de leurs jupes plissées traditionnelles. Le groupe apprend par la
même occasion à manier les machines à coudre à pédale et à électricité
Les deux autres sessions - du 11 mars au 16
mars et du 1er mai au 6 mai – ont lieu à Sucre. La présidente du
groupe se perfectionne dans la confection d'artisanat à partir des tissages
traditionnels tissés par les autres femmes de l'Étoile du Matin. Elle apprend à
coudre des pochettes de toutes les tailles, des trousses, des gilets et des
vestes d'enfants, en soignant les finitions. Elle enseigne ensuite aux autres
femmes du groupe ces acquis en couture, dans l'atelier de la communauté.
Parallèlement aux formations en couture, un comité
de vente se crée dès le mois de février pour sélectionner les tissages destinés
à la vente. Durant les mois de mars et avril, 2 déléguées sont
formées à l'approvisionnement de l'atelier en matière première: connaissance des
fournisseurs et calcul du coût de production des différents articles (matière
première + main d'œuvre). Simultanément, une formation en gestion permet au
comité de vente d'apprendre à gérer un fond de roulement, tenir des registres
et des livres de caisse.
En juin, juillet, août, l'augmentation de
la production de l'artisanat permet de constater les perfectionnements en
couture. Les femmes tissent et cousent et le comité de vente se charge de
superviser la qualité du travail. Le groupe fonctionne de manière autonome.
En septembre, le
groupe compte plus de tisseuses sur métier à tisser traditionnel que de
couturières capables de transformer ces tissages en objets fonctionnels
commercialisables.
Un déséquilibre apparaît
au sein de la production même de l'artisanat: les tissus, qui vont servir de
matière première aux couturières, s'accumulent tandis que les couturières ne
parviennent pas à tous les transformer. La chaîne de production d'artisanat est
donc interrompue: les ventes diminuent et empêchent les femmes de réinvestir
une partie de leur gain dans l'achat de la laine. Elles prennent alors
conscience de la nécessité de former de nouvelles couturières au sein du
groupe.
Du 14 octobre
au 20 octobre a lieu la 4ème formation en couture, dans l'atelier même d'El Terrado. Un professeur de
couture de Potosí enseigne à une partie des femmes du groupe, toutes
volontaires et motivées, la confection de sacs à dos et sacs à main de
différentes tailles, toujours à partir des tissages tissés main. Le nombre de
couturières est multiplié par quatre et l'artisanat se diversifie.
II.1.2. la commercialisation
Dès le mois d'avril 2002, un magasin d'artisanat de Sucre accepte de proposer à la vente quelques
articles de l'Étoile du Matin. Il s'agit essentiellement de pochettes qui sont
laissées en dépôt.
En juillet,
août, des produits confectionnés par l'Étoile du matin sont présentés en
France dans des circuits associatifs et amicaux. Ils sont très bien accueillis,
et la qualité des finitions, tant au niveau des tissages que de la couture est
très appréciée.
En octobre,
la Fondation Culturelle Quipus à La Paz remarque le
travail de l'Étoile du Matin grâce aux articles laissés en dépôt dans un
magasin de Sucre. Cette même fondation propose d'intégrer l'Étoile du Matin
dans des foires artisanales et des formations techniques qu'elle organise
annuellement.
En novembre,
un second magasin de Sucre accepte de prendre en dépôt des articles de l'Étoile
du Matin. Parallèlement, de ventes de fin d'année ont lieu en France en milieu associatif
et confirment l'engouement pour la qualité du travail réalisé par les femmes
d'El Terrado.
Décembre 2002: un petit catalogue réunissant tous les
articles proposés par le groupe l'étoile
du Matin est en préparation. Il permettra de contacter des organismes acheteurs
européens et d'établir un contact direct avec le groupe l'Étoile du Matin.
II.1.3.la formation d'autres groupes de femmes
L'Étoile du matin
a toujours fonctionné comme groupe pilote au sein de la zone. Quatre promotrices d'artisanat, des communautés de
Pujyuni, Hualinfaya, Molle-Molle et Talahuanca se sont formées dans l'atelier
d'El Terrado avant de créer leur propre groupe de femmes au sein même de leur
communauté. L'année 2002 devait voir se former d'autres promotrices de communautés
voisines, celles de Vilcapujio, Potobamba, Tirispaya et Kilómetro ciento veintisiete. L'intervention d'une
autre association dans la zone, a permis à ces derniers groupes de se
développer indépendamment du groupe de
l'Étoile du Matin. Si les femmes d'El Terrado n'ont pas été directement
responsables de la formation de ces nouvelles promotrices, l'Étoile du Matin
n'en demeure pas moins un atelier pilote très observé par les communautés
voisines.
II.2. Intervenants sur le terrain
- Laura Flores, professeur de
couture spécialisée dans la confection des polleras, jupes plissées
traditionnelles. Elle est intervenue dans la première session de formation à El
Terrado. Elle a permis l'initiation au maniement des machines à coudre de 50 %
des femmes du groupe.
- Juan-Carlos Azurduy,
artisan-professeur de couture spécialisé dans la confection de
l'artisanat. Il est intervenu dans la
quatrième session de couture à El Terrado. Il a permis la diversification de la production, l'introduction de nouvelles
techniques et la formation et le perfectionnement de nouvelles couturières.
- Florence Masson, coordinatrice française du groupe l'Étoile du
Matin.
- Mise en place et supervision du comité de
vente du groupe.
- formation à l'achat et à la gestion des
matières premières
- transfert de responsabilités, au comité de
vente, de la gestion financière de la production artisanale. (Les trois points
ci-dessus étaient auparavant sous l'entière responsabilité de la
coordinatrice).
- réalisation de la 2ème et 3ème session de couture auprès de la présidente du
groupe
- création de nouveaux modèles d'artisanat afin de stimuler la
créativité des femmes
- promotion des produits réalisés en Bolivie et en France
- le groupe de femmes, constitué d'une vingtaine de femmes
- s'est formé en couture et a adapté ses tissages à une production
dirigée vers un artisanat commercialisable
- a pris en charge, à travers son comité de vente, les activités
antérieurement réalisées par la coordinatrice (achat et gestion des stocks,
comptabilité).
- Félicia Medrano, présidente du groupe de femmes
- s'est formée en couture puis a transmis cet enseignement à d'autres
femmes du groupe
- a réalisé un travail de direction de groupe avec beaucoup de
compétences. Elle a soutenu le groupe dans l'acquisition de ses nouvelles
responsabilités
II.3. Bilan général
II.3.1 Points positifs
- une production artisanale de bon niveau.
Les femmes du
groupe l'Étoile du matin ont acquis un bon niveau de couture durant les
différentes sessions de formation organisées dans l'année. La qualité de
l'artisanat produit a progressé durant les trois premières années du projet.
Cette année 2002, les progrès observés ont permis d'atteindre un niveau de
qualité permettant de concurrencer le marché national et international. La
qualité de la matière première utilisée, tout comme celle des finitions a été reconnue par des professionnels en
Bolivie et en France.
- la prise de conscience de la nécessité de
fonctionner en tant que groupe.
En terme de
production et de commercialisation, les femmes ont pris conscience de la
nécessité de travailler davantage en concertation. L'expérience vécue au sein du groupe en
septembre, à savoir l'interruption de la chaîne de production liée au trop
grand nombre de tisseuses par rapport au nombre des couturières, a permis aux
femmes de mieux comprendre les rouages
du fonctionnement de l'atelier et d'unifier davantage le groupe.
- une plus grande confiance en elles-mêmes et
un accroissement de leur auto estime.
Les femmes ont
pris conscience de la valeur de leur travail grâce aux ventes réalisées et aux
commentaires portés sur la qualité de leurs produits. Elles se sentent
aujourd'hui prêtes à participer à des foires artisanales nationales.
Elles ont
également réalisé qu'elles étaient capables de gérer la matière première et le
fond de roulement, sans l'intervention de la coordinatrice.
Elles ont pris
conscience de leur potentiel à créer elles-mêmes des objets d'artisanat; en
plus de l'artisanat destiné à la vente, elles créent des objets nécessaires à
leurs familles: cartables-sacs à dos pour les enfants, porte-monnaie pour
elles-mêmes…
Enfin, elles sont
désormais conscientes de leur potentiel à contribuer aux nécessités économiques
de la famille.
- un groupe qui sert de modèle par rapport
aux groupes des communautés environnantes.
Devant les avancées du groupe de l'Étoile du Matin, les groupes
environnants, avec l'appui d'une autre ONG locale, ont acquis des machines
(métiers à tisser, machines à coudre) et organisé des formations, sur le modèle
du groupe d'El Terrado.
II.3.2 les points négatifs
- le retard
pris par rapport au calendrier initial.
La plupart des
activités se sont déroulées selon le calendrier prévu.
Néanmoins la
recherche de nouveaux débouchés n'a pu être effectuée avant le milieu de
l'année. La raison principale provient d'une production irrégulière en qualité
comme en quantité jusqu'en juin. Il était en effet impossible de proposer
l'artisanat à des circuits de vente professionnels – magasins, centrales
d'achats travaillant dans le cadre du commerce équitable – avant que le groupe
produise des articles de qualité constante et en quantité suffisante.
Cet obstacle est
désormais franchi et permet une recherche active de débouchés commerciaux.
II.3.3. Les difficultés rencontrées
- Difficultés à se responsabiliser au sein du groupe
sans faire appel à une aide extérieure.
Le transfert de
responsabilité (gestion des stocks, comptabilité), de la coordinatrice vers le
comité de ventes, pourtant décidé dès le début du projet et annoncé pendant
plusieurs mois, a rencontré de multiples résistances. La prise de
responsabilité a été très progressive et a nécessité un grand travail
pédagogique et d'accompagnement.
II.4 Adaptation et réorientation
L'objectif
principal de cette quatrième année était de permettre au groupe de fonctionner
de manière autonome dans le cadre de la production et de la commercialisation
de son artisanat. Le retard pris dans la recherche des débouchés ne permet pas
d'envisager l'autonomie complète du groupe à ce jour. Mais, des pistes de
commercialisation existent déjà et restent à concrétiser dans le courant des
mois à venir.
- commercialisation en Bolivie
Plusieurs
magasins, à Sucre et à La Paz, vendent l'artisanat de l'Étoile du Matin. Cette
formule a l'avantage de simplifier l'accès à la commercialisation pour les femmes et d'assurer des ventes plus
régulières. Par contre les bénéfices
sont moins importants comparativement aux ventes réalisées en Europe: le niveau
de vie en Bolivie ne permettant pas de vendre aux prix européens.
- vers un commerce équitable vers l'Europe
Des contacts variés existent en Europe, en
particulier dans le cadre du commerce équitable. Cette solution est plus
rentable pour les femmes mais nécessite des démarches plus compliquées sur les
plans juridiques et douaniers.
En fonction de la
concrétisation des contacts en Bolivie et en Europe, le groupe de l'Étoile du
Matin devra choisir quelle option lui paraît la plus adaptée. Il est possible
que les deux formes de commercialisation puissent se compléter.
Iii. Bilan comptable
III.1. coût global de l'année 2002
Le coût global
du projet pour l'année 2002 s'élève à 8501.53 Euros (soit 55.770 Francs).
III.2. Bilan comparatif des dépenses.
Commentaires et justification.
1. Investissement en matériel:
La machine à
coudre a été achetée d'occasion, ce qui a permis de réduire son coût.
Devant l'évolution
de la production de l'artisanat, plus orientée vers la transformation des
tissages traditionnels par la couture que vers l'introduction de tissages
modernes, l'achat du métier à tisser moderne a été annulé.
Nous avons investi
dans du matériel de couture pour l'atelier, permettant la confection de jupes
traditionnelles et la transformation des tissages traditionnels.
L'argent
disponible dans ce poste de dépense servira à acheter une machine à coudre
supplémentaire.
2. Formations.
Le budget programmé a été dépensé comme prévu.
3. Ressources humaines.
La différence observée est liée aux variations du cours de l'Euro par
rapport au cours du dollar. L'économie réalisée servira à acheter du matériel
supplémentaire pour l'atelier.
4. Déplacements Sucre – El Terrado.
Le budget prévu a été respecté. Il reste de quoi financer l'essence
pour un dernier voyage en janvier.
5. Recherche de débouchés commerciaux.
En raison du léger
retard sur le calendrier prévu, il reste un solde positif, qui servira à
imprimer le catalogue des articles produits par l'atelier.
6. Fonds de roulement.
Le budget prévu a
été alloué au fonds de roulement du groupe de femmes, dans un premier temps.
Nous avons dû augmenter ce fonds, dans un deuxième temps. En effet, entre le
moment de l'achat d'un produit à une femme par le comité jusqu'à sa vente
effective, en Bolivie ou en France, le délai reste important. Un fonds de
roulement trop réduit arrivait à bloquer la production.
La situation sera
différente une fois que la production sera orientée pour répondre à des
commandes.
III.3. Recettes
III.3.1. En Francs
III.3.2. En Euros
Commentaires et justification.
La donation de la
Guilde du Raid, en décembre 2001, un peu inférieure à la demande programmée,
nous a amené à chercher un financement complémentaire. Partage Sans Frontières
nous avait proposé d'étudier un financement possible pour l'année 2002.
Celui-ci fut confirmé fin janvier et immédiatement débloqué, ce qui nous a
permis de travailler dans d'excellentes conditions cette année.
iV. Évaluation et suivi
IV.1. Évaluation
L'objectif
principal du projet pour
cette quatrième année, a été globalement atteint. L'Étoile du Matin fonctionne
désormais de façon autonome, quant à la production d'un artisanat de qualité,
depuis l'achat de la matière première jusqu'à la détermination des prix de
vente, en passant par la gestion autonome des stocks et la rémunération des
productrices.
Les objectifs
spécifiques.
La formation
technique des femmes du groupe a été complétée. Elles possèdent désormais un
niveau technique satisfaisant en tissage et en couture. Nous pensons organiser,
sur fonds propres, une dernière formation début 2003, en particulier pour
qu'elles maîtrisent l'entretien et les réparations de leurs machines.
La coordinatrice
française a pu céder progressivement toutes les responsabilités qu'elle
exerçait depuis trois ans, au profit d'un comité de ventes élu, issu du groupe,
dirigé par sa présidente, Félicia Médrano,
une des leader du groupe.
Les débouchés
commerciaux, pour les raisons évoquées plus haut, ne sont pas encore
consolidés. Cependant la qualité des produits a été reconnue, aussi bien en
Bolivie qu'en France.
La coordinatrice,
qui est en train de réaliser un catalogue des produits de l'Étoile du Matin,
s'est engagée à poursuivre, sans indemnité, le travail de promotion au profit
de l'artisanat du groupe. L'objectif est de concrétiser, dans un délai de trois
à six mois, les contacts pris en France et en Bolivie. Puis de mettre les
femmes du groupe et les acheteurs en contact direct.
IV.2. Suivi.
La présence sur
place de la coordinatrice, pendant plusieurs mois après la fin officielle du
projet, permettra d'évaluer régulièrement les difficultés rencontrées et de
conseiller la directive du groupe pour prendre les décisions appropriées, si
nécessaire.
Cette tâche sera
menée avec prudence, afin que la directive du groupe et le comité de vente
gardent les responsabilités qu'ils ont progressivement acquis au cours de cette
dernière année du projet.
IV.3. Conclusion
Le bilan de
l'ensemble de ce projet, réalisé pendant quatre ans, se révèle très positif. A
l'arrivée de la coordinatrice du groupe, les femmes de la communauté
cherchaient des idées pour organiser un groupe et des solutions pour créer une
source de revenus financiers pour leurs familles. Le choix du nom du groupe par
les femmes, "l'Étoile du Matin" ("Estrella del Amanecer" en
espagnol) est à ce titre révélateur. Les femmes ont expliqué qu'avant l'arrivée
de la coordinatrice, elles étaient comme dans l'obscurité, sans savoir vers où
avancer. Et que ce projet était comme une étoile qui apparaît au petit matin et
qui montre une direction à suivre.
Plusieurs étapes
ont été franchies progressivement. Le projet s'est construit lentement, en
partant des femmes, de leurs envies, de leurs compétences et de leurs
nécessités, dans un processus d'accompagnement et de responsabilisation
graduelle. Les progrès accomplis par les femmes, au cours de cette dernière
année, ont été majeurs, tant au point de vue de la qualité des produits
artisanaux que de la prise en charge de la gestion du groupe.
Le travail réalisé
en 2002 a été grandement facilité par les financements accordés en début
d'année, qui ont permis à la coordinatrice de disposer d'un budget annuel et de
se concentrer sur les activités de terrain. En tant que financeurs du projet en
2002, la Guilde Européenne du Raid
et Partage Sans Frontières doivent être
associés au succès de ce projet.
Même s'il reste à
concrétiser les toutes dernières activités et la mise en place de circuits de
distribution professionnels de la production de l'artisanat, les femmes ont
acquis le plus important. Elles travaillent bien, sont organisées et surtout,
elles ont confiance dans la valeur de leur travail et dans leurs possibilités à
gagner de l'argent pour subvenir aux besoins de leurs familles.
Souhaitons que
l'exemple de ce groupe puisse être imité par les autres groupes de femmes
environnants, afin d'améliorer le quotidien des femmes et des enfants de la
région.
au fond, à gauche: Laura Flores, professeur de couture. au premier plan: Félicia Medrano, présidente du groupe de femmes
Janvier 2002- confection des jupes plissées dans l'atelier d'El Terrado-
Octobre 2002 – confection d' artisanat à partir des tissages traditionnels. àu fond à gauche: Juan-Carlos Azurduy, professeur de couture spécialisé dans la confection de l'artisanat.
sacs à dos et sacs à main confectionnés durant la session de couture d'octobre 2002
Pochettes (portefeuille, porte-monnaie, trousse à maquillage, porte-chéquier).
Ensemble de l'artisanat réalisé par l'Étoile du Matin: - Sacs à main, sacs à dos, trousses, pochettes, housses de coussins - |
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