Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

Solidarité avec les Indiens de Potosi/Bolivie

   

L'étoile du matin

 

un atelier d'artisanat pour venir en aide aux familles paysannes pauvres de Bolivie

Rapport d'activité 2002

Solidarité avec les Indiens de Potosi/Bolivie

36 Rue Lehot 92600 Asnières                                                              

Tel: 01 40 86 58 28

                                                                                                

I. L'étoile du matin: un atelier d'artisanat pour venir en aide aux familles paysannes pauvres de Bolivie

 

I.1. les objectifs de projet

 

Objectif principal: améliorer le quotidien de familles paysannes Quechua grâce à la production d'un artisanat traditionnel.

  Projet sur 4 ans: septembre 1998 à décembre 2002

  Objectif de l'année 2002:  consolider l'organisation et l'autonomie d'un atelier de production de tissages et couture.

  Objectifs spécifiques:

- Compléter la formation technique des femmes de l'étoile du matin

- Remplacer la coordinatrice française de l'étoile du matin par un comité issu du groupe de femmes, en assurant sa formation et en supervisant son fonctionnement pendant une phase transitoire.

- Multiplier les débouchés commerciaux afin de faciliter la commercialisation de la production d'artisanat par les femmes après le départ de la coordinatrice.

        

I.2. les intervenants

 

1. Solidarité avec les Indiens de Potosi/Bolivie (SIPB): association française porteuse du projet.

2. Florence Masson: coordinatrice française du projet sur le terrain, en Bolivie.

3. L'Étoile du Matin: groupe de femmes d'une communauté paysanne Quechua, bénéficiaire du projet.

4. Deux professeurs de couture, boliviens, recrutés localement, pour des formations ponctuelles.

 

I.3.les bénéficiaires

 

       - directs

La communauté d'EL Terrado comprend 80 familles. Le groupe de l'Étoile du matin est formé par 25 femmes qui viennent de familles différentes, ce qui correspond à environ 175 personnes.

- indirects

Les communautés environnantes de Pujyuni, Hualinfaya, Molle-Molle, Talahuanca, ont chacune un groupe de femmes dirigé par une promotrice d'artisanat formée initialement  par les femmes de l'étoile du matin. En 2002, des promotrices d'artisanat des communautés de Vilcapujio, Potobamba, Tirispaya et Kilómetro  ciento veintisiete doivent venir se former à l'atelier de l'Étoile du Matin.

Chaque groupe compte en moyenne 25 à 30 femmes, soit environ 190 personnes bénéficiaires dans chaque communauté soit environ 1500 personnes qui bénéficient indirectement du travail et de l'expérience pilote de l'Étoile du Matin.

I.4. les partenaires

I.4.1. Locaux:

la communauté d'El Terrado:

Le groupe de l'Étoile du Matin est reconnu et respecté au sein de la communauté. Les hommes et les enfants prennent la place de leur femme ou de leur mère auprès des animaux pour que celles-ci puissent assister aux réunions du groupe et aux sessions de formation.

 

l'ONG "ACLO" (Acción Cultural Loyola):

Cette fondation bolivienne travaille depuis plus de 25 ans en milieu rural et depuis peu dans l'éducation, la santé et les femmes. Elle suit de près le groupe de l'Étoile du Matin, qui sert d'exemple pour les autres groupes de femmes des communautés de la zone.

  La fondation Quippus – La Paz:

Cette fondation a pour objet de promouvoir et de diffuser l'artisanat bolivien de qualité. Un travail de coordination a été débuté entre cette fondation et le groupe de l'Étoile du Matin.

.

I.4.2. En France

La Guilde Européenne du Raid: principal partenaire pour cette quatrième année du projet.

  Partage Sans Frontières: association française soutenant des projets de développement en Amérique Latine et en Afrique, second partenaire financier cette année.

  Ayllu Valence: association française diffusant de l'artisanat en France, dans le cadre du commerce équitable, ayant participé cette année à la vente de la production de l'artisanat de l'atelier.

 

I.5. Calendrier proposé pour l'année 2002

 

 

Janv.          

Fév.

mars

avril            

mai

Juin                                           

Juillet

août

Sept.

Oct.

Nov.

Déc.    

Formation intensive en couture

|----|      |-----|                  

Comité de vente

Fonctionnement autonome sous contrôle

Formation aux bases de compta/gestion

Formation aux formalités administratives

 

 Fonctionnement autonome

 

 

 |-------------------------------------------------------|

 

 

  |-|         |-|         |-|

           

                    |-|                                                                                                                       

          

         

                                                         |----------------------------------------

 

Recherche de nouveaux débouchés

 

|------------------------------------------------------------------|

 

Formation de nouvelles promotrices

Potobamba et Tirispaya

Villcapujyo et Km127

 

|-------------------------------------------------|

                                                                 |-----------------------------------------------------|

 

II. Déroulement du projet

 

II.1.Dates et faits

 

II.1.1.formation en couture et en gestion

 

Entre janvier et mai, trois sessions de formation en couture sont organisées.

La 1èredu 28 janvier au 2 février – a lieu dans la communauté même d'El Terrado et enseigne aux femmes la confection de leurs jupes plissées traditionnelles. Le groupe apprend par la même occasion à manier les machines à coudre à pédale et à électricité

Les deux autres sessions - du 11 mars  au  16 mars et du 1er mai au 6 mai – ont lieu à Sucre. La présidente du groupe se perfectionne dans la confection d'artisanat à partir des tissages traditionnels tissés par les autres femmes de l'Étoile du Matin. Elle apprend à coudre des pochettes de toutes les tailles, des trousses, des gilets et des vestes d'enfants, en soignant les finitions. Elle enseigne ensuite aux autres femmes du groupe ces acquis en couture, dans l'atelier de la communauté.

 

Parallèlement aux formations en couture, un comité de vente se crée dès le mois de février pour sélectionner les tissages destinés à la vente. Durant les mois de mars et avril, 2 déléguées sont formées à l'approvisionnement de l'atelier en matière première: connaissance des fournisseurs et calcul du coût de production des différents articles (matière première + main d'œuvre). Simultanément, une formation en gestion permet au comité de vente d'apprendre à gérer un fond de roulement, tenir des registres et des livres de caisse.

En juin, juillet, août, l'augmentation de la production de l'artisanat permet de constater les perfectionnements en couture. Les femmes tissent et cousent et le comité de vente se charge de superviser la qualité du travail. Le groupe fonctionne de manière autonome.

 

En septembre, le groupe compte plus de tisseuses sur métier à tisser traditionnel que de couturières capables de transformer ces tissages en objets fonctionnels commercialisables.

Un déséquilibre apparaît au sein de la production même de l'artisanat: les tissus, qui vont servir de matière première aux couturières, s'accumulent tandis que les couturières ne parviennent pas à tous les transformer. La chaîne de production d'artisanat est donc interrompue: les ventes diminuent et empêchent les femmes de réinvestir une partie de leur gain dans l'achat de la laine. Elles prennent alors conscience de la nécessité de former de nouvelles couturières au sein du groupe.

 

Du 14 octobre au 20 octobre a lieu la 4ème formation en couture, dans l'atelier même d'El Terrado. Un professeur de couture de Potosí enseigne à une partie des femmes du groupe, toutes volontaires et motivées, la confection de sacs à dos et sacs à main de différentes tailles, toujours à partir des tissages tissés main. Le nombre de couturières est multiplié par quatre et l'artisanat se diversifie.

   

II.1.2. la commercialisation

 

Dès le mois d'avril 2002, un magasin d'artisanat de Sucre accepte de proposer à la vente quelques articles de l'Étoile du Matin. Il s'agit essentiellement de pochettes qui sont laissées en dépôt.

 

En juillet, août, des produits confectionnés par l'Étoile du matin sont présentés en France dans des circuits associatifs et amicaux. Ils sont très bien accueillis, et la qualité des finitions, tant au niveau des tissages que de la couture est très appréciée.

En octobre, la Fondation Culturelle Quipus à La Paz remarque le travail de l'Étoile du Matin grâce aux articles laissés en dépôt dans un magasin de Sucre. Cette même fondation propose d'intégrer l'Étoile du Matin dans des foires artisanales et des formations techniques qu'elle organise annuellement.

 

En novembre, un second magasin de Sucre accepte de prendre en dépôt des articles de l'Étoile du Matin. Parallèlement, de ventes de fin d'année ont lieu en France en milieu associatif et confirment l'engouement pour la qualité du travail réalisé par les femmes d'El Terrado.

 

Décembre 2002: un petit catalogue réunissant tous les articles proposés par le groupe l'étoile du Matin est en préparation. Il permettra de contacter des organismes acheteurs européens et d'établir un contact direct avec le groupe l'Étoile du Matin.

 

 II.1.3.la formation d'autres groupes de femmes

 

L'Étoile du matin a toujours fonctionné comme groupe pilote au sein de la zone. Quatre  promotrices d'artisanat, des communautés de Pujyuni, Hualinfaya, Molle-Molle et Talahuanca se sont formées dans l'atelier d'El Terrado avant de créer leur propre groupe de femmes au sein même de leur communauté. L'année 2002 devait voir se former d'autres promotrices de communautés voisines, celles de Vilcapujio, Potobamba, Tirispaya et Kilómetro  ciento veintisiete. L'intervention d'une autre association dans la zone, a permis à ces derniers groupes de se développer indépendamment  du groupe de l'Étoile du Matin. Si les femmes d'El Terrado n'ont pas été directement responsables de la formation de ces nouvelles promotrices, l'Étoile du Matin n'en demeure pas moins un atelier pilote très observé par les communautés voisines.

   

II.2. Intervenants sur le terrain

 

- Laura Flores, professeur de couture spécialisée dans la confection des polleras, jupes plissées traditionnelles. Elle est intervenue dans la première session de formation à El Terrado. Elle a permis l'initiation au maniement des machines à coudre de 50 % des femmes du groupe.

 

- Juan-Carlos Azurduy, artisan-professeur de couture spécialisé dans la confection de l'artisanat.  Il est intervenu dans la quatrième session de couture à El Terrado. Il a  permis la diversification de la production, l'introduction de nouvelles techniques et la formation et le perfectionnement de nouvelles couturières.

 

- Florence Masson,  coordinatrice française du groupe l'Étoile du Matin. 

- Mise en place et supervision du comité de vente du groupe.

- formation à l'achat et à la gestion des matières premières

- transfert de responsabilités, au comité de vente, de la gestion financière de la production artisanale. (Les trois points ci-dessus étaient auparavant sous l'entière responsabilité de la coordinatrice). 

- réalisation de la 2ème et 3ème  session de couture auprès de la présidente du groupe

- création de nouveaux modèles d'artisanat afin de stimuler la créativité des femmes

- promotion des produits réalisés en Bolivie et en France

 

- le groupe de femmes, constitué d'une vingtaine de femmes

- s'est formé en couture et a adapté ses tissages à une production dirigée vers un artisanat commercialisable

- a pris en charge, à travers son comité de vente, les activités antérieurement réalisées par la coordinatrice (achat et gestion des stocks, comptabilité).

 

- Félicia Medrano, présidente du groupe de femmes

- s'est formée en couture puis a transmis cet enseignement à d'autres femmes du groupe

- a réalisé un travail de direction de groupe avec beaucoup de compétences. Elle a soutenu le groupe dans l'acquisition de ses nouvelles responsabilités

   

 

II.3. Bilan général

 

 

II.3.1 Points positifs

 

- une production artisanale de bon niveau.

Les femmes du groupe l'Étoile du matin ont acquis un bon niveau de couture durant les différentes sessions de formation organisées dans l'année. La qualité de l'artisanat produit a progressé durant les trois premières années du projet. Cette année 2002, les progrès observés ont permis d'atteindre un niveau de qualité permettant de concurrencer le marché national et international. La qualité de la matière première utilisée, tout comme celle des finitions a  été reconnue par des professionnels en Bolivie et en France.

 

- la prise de conscience de la nécessité de fonctionner en tant que groupe.

En terme de production et de commercialisation, les femmes ont pris conscience de la nécessité de travailler davantage en concertation.  L'expérience vécue au sein du groupe en septembre, à savoir l'interruption de la chaîne de production liée au trop grand nombre de tisseuses par rapport au nombre des couturières, a permis aux femmes  de mieux comprendre les rouages du fonctionnement de l'atelier et d'unifier davantage le groupe.

 

- une plus grande confiance en elles-mêmes et un accroissement de leur auto estime.

Les femmes ont pris conscience de la valeur de leur travail grâce aux ventes réalisées et aux commentaires portés sur la qualité de leurs produits. Elles se sentent aujourd'hui prêtes à participer à des foires artisanales nationales.

Elles ont également réalisé qu'elles étaient capables de gérer la matière première et le fond de roulement, sans l'intervention de la coordinatrice.

Elles ont pris conscience de leur potentiel à créer elles-mêmes des objets d'artisanat; en plus de l'artisanat destiné à la vente, elles créent des objets nécessaires à leurs familles: cartables-sacs à dos pour les enfants, porte-monnaie pour elles-mêmes…

Enfin, elles sont désormais conscientes de leur potentiel à contribuer aux nécessités économiques de la famille.

 

- un groupe qui sert de modèle par rapport aux groupes des communautés environnantes.

Devant les avancées du groupe de l'Étoile du Matin, les groupes environnants, avec l'appui d'une autre ONG locale, ont acquis des machines (métiers à tisser, machines à coudre) et organisé des formations, sur le modèle du groupe d'El Terrado.

 

 

 

 

II.3.2 les points négatifs

 

- le retard pris par rapport au calendrier initial.

La plupart des activités se sont déroulées selon le calendrier prévu.

Néanmoins la recherche de nouveaux débouchés n'a pu être effectuée avant le milieu de l'année. La raison principale provient d'une production irrégulière en qualité comme en quantité jusqu'en juin. Il était en effet impossible de proposer l'artisanat à des circuits de vente professionnels – magasins, centrales d'achats travaillant dans le cadre du commerce équitable – avant que le groupe produise des articles de qualité constante et en quantité suffisante.

Cet obstacle est désormais franchi et permet une recherche active de débouchés commerciaux.

 

II.3.3. Les difficultés rencontrées

 

- Difficultés à se responsabiliser au sein du groupe sans faire appel à une aide extérieure.

Le transfert de responsabilité (gestion des stocks, comptabilité), de la coordinatrice vers le comité de ventes, pourtant décidé dès le début du projet et annoncé pendant plusieurs mois, a rencontré de multiples résistances. La prise de responsabilité a été très progressive et a nécessité un grand travail pédagogique et d'accompagnement.

 

 

 

II.4 Adaptation et réorientation

 

L'objectif principal de cette quatrième année était de permettre au groupe de fonctionner de manière autonome dans le cadre de la production et de la commercialisation de son artisanat. Le retard pris dans la recherche des débouchés ne permet pas d'envisager l'autonomie complète du groupe à ce jour. Mais, des pistes de commercialisation existent déjà et restent à concrétiser dans le courant des mois à venir.

 

- commercialisation en Bolivie

Plusieurs magasins, à Sucre et à La Paz, vendent l'artisanat de l'Étoile du Matin. Cette formule a l'avantage de simplifier l'accès à la commercialisation  pour les femmes et d'assurer des ventes plus régulières.  Par contre les bénéfices sont moins importants comparativement aux ventes réalisées en Europe: le niveau de vie en Bolivie ne permettant pas de vendre aux prix européens.

 

- vers un commerce équitable vers l'Europe

 Des contacts variés existent en Europe, en particulier dans le cadre du commerce équitable. Cette solution est plus rentable pour les femmes mais nécessite des démarches plus compliquées sur les plans juridiques et douaniers.

En fonction de la concrétisation des contacts en Bolivie et en Europe, le groupe de l'Étoile du Matin devra choisir quelle option lui paraît la plus adaptée. Il est possible que les deux formes de commercialisation puissent se compléter.


Iii. Bilan comptable

 

III.1. coût global de l'année 2002

 

Le coût global du projet pour l'année 2002 s'élève à 8501.53 Euros (soit 55.770 Francs).

 

 

 

III.2. Bilan comparatif des dépenses.

 

 

Bilan comparatif (en Francs)

 

Dépenses

Prévues

Dépenses

Réalisées

 

 

Solde

1

Investissement en matériel

 Machine à coudre

2304.0

1400.0

904.0

Métier à tisser

1440

0.0

1440.0

Matériel de couture (polleras)

0.0

1212.9

-1212.9

Total investissement matériel

 

3744.0

2612.9

1131.1

2

Formation

 en couture

1295.0

1288.0

7.0

 à Sucre

504.0

480.5

23.5

 dans l'atelier

1008.0

1015.4

-7.4

Total formations

 

2807.0

2783.9

23.1

 

 

 

 

 

 

3

Ressources humaines

 Per diem coordinatrice

34560.0

31537.9

3022.1

4

Déplacements Sucre El Terrado

 

essence

1080.0

885.1

194.9

entretien véhicule

2916.0

2880.0

36.0

Total déplacements

 

3996.0

3765.1

230.9

 

 

 

 

 

 

5

Recherche de débouchés commerciaux

 

1440.0

770.2

669.8

 

 

 

 

 

 

6

Fonds de roulement

 

9360.0

14350.0

-4990.0

 

 TOTAL

 

55907.0

55770.0

137.0

 

 

 

 

 

 

 

 

Bilan comparatif (en Euros)

 

Dépenses

prévues

Dépenses

Réalisées

 

 

Solde

1

Investissement en matériel

 Machine à coudre

351.22

213.41

137.80

Métier à tisser

219.51

0.00

219.51

Matériel de couture (polleras)

0.00

184.89

-184.89

Total investissement matériel

 

570.73

398.30

172.42

2

Formation

 en couture

197.41

196.34

1.07

 à Sucre

76.83

73.25

3.58

 dans l'atelier

153.66

154.79

-1.13

Total formations

 

427.90

424.38

3.52

 

 

 

 

 

 

3

Ressources humaines

 Per diem coordinatrice

5268.29

4807.61

460.68

4

Déplacements Sucre El Terrado

 

essence

164.63

134.92

29.71

entretien véhicule

444.51

439.02

5.49

Total déplacements

 

609.15

573.95

35.20

 

 

 

 

 

 

5

Recherche de débouchés commerciaux

 

219.51

117.41

102.10

 

 

 

 

 

 

6

Fonds de roulement

 

1426.83

2187.50

1.52

 

 TOTAL

 

8522.41

8501.53

20.88

 

 

 

 

 

Commentaires et justification.

 

1. Investissement en matériel:

La machine à coudre a été achetée d'occasion, ce qui a permis de réduire son coût.

Devant l'évolution de la production de l'artisanat, plus orientée vers la transformation des tissages traditionnels par la couture que vers l'introduction de tissages modernes, l'achat du métier à tisser moderne a été annulé.

Nous avons investi dans du matériel de couture pour l'atelier, permettant la confection de jupes traditionnelles et la transformation des tissages traditionnels.

L'argent disponible dans ce poste de dépense servira à acheter une machine à coudre supplémentaire.

 

2. Formations.

Le budget programmé a été dépensé comme prévu.

 

3. Ressources humaines.

La différence observée est liée aux variations du cours de l'Euro par rapport au cours du dollar. L'économie réalisée servira à acheter du matériel supplémentaire pour l'atelier.

 

4. Déplacements Sucre – El Terrado.

Le budget prévu a été respecté. Il reste de quoi financer l'essence pour un dernier voyage en janvier.

 

5. Recherche de débouchés commerciaux.

En raison du léger retard sur le calendrier prévu, il reste un solde positif, qui servira à imprimer le catalogue des articles produits par l'atelier.

 

6. Fonds de roulement.

Le budget prévu a été alloué au fonds de roulement du groupe de femmes, dans un premier temps. Nous avons dû augmenter ce fonds, dans un deuxième temps. En effet, entre le moment de l'achat d'un produit à une femme par le comité jusqu'à sa vente effective, en Bolivie ou en France, le délai reste important. Un fonds de roulement trop réduit arrivait à bloquer la production.

La situation sera différente une fois que la production sera orientée pour répondre à des commandes.

 

 

 

III.3. Recettes

 

III.3.1. En Francs

 

 

Prévues à l'origine

Effectivement perçues ou en attente

Date

La Guilde /MAE

33623.00

25000.00

Dont 16662.40 reçus en  janvier 02

La Guilde /MAE

Dont 8337.60 à recevoir en janvier 03

Partage sans Frontière

0.00

                     15088.00

Janvier 02

SIPB (Fonds propres)

22284.00

                     15682.00    

Année 02

Total

55907.00

             55770.00

 

 

 

III.3.2. En Euros

 

 

Prévues à l'origine

Effectivement perçues ou en attente

Date

La Guilde /MAE

5125.45

3810.97

2540.00 reçus en janvier 02

La Guilde /MAE

1270.97 à recevoir en janvier 03

Partage sans Frontière

0.00

                            2300.00

Janvier 02

SIPB (Fonds propres)

3396.95

                            2390.55    

Année 02

Total

8522.41

                   8501.52

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires et justification.

La donation de la Guilde du Raid, en décembre 2001, un peu inférieure à la demande programmée, nous a amené à chercher un financement complémentaire. Partage Sans Frontières nous avait proposé d'étudier un financement possible pour l'année 2002. Celui-ci fut confirmé fin janvier et immédiatement débloqué, ce qui nous a permis de travailler dans d'excellentes conditions cette année.

 

 

 

iV. Évaluation et suivi

 

IV.1. Évaluation

 

L'objectif principal du projet pour cette quatrième année, a été globalement atteint. L'Étoile du Matin fonctionne désormais de façon autonome, quant à la production d'un artisanat de qualité, depuis l'achat de la matière première jusqu'à la détermination des prix de vente, en passant par la gestion autonome des stocks et la rémunération des productrices.

 

Les objectifs spécifiques.

La formation technique des femmes du groupe a été complétée. Elles possèdent désormais un niveau technique satisfaisant en tissage et en couture. Nous pensons organiser, sur fonds propres, une dernière formation début 2003, en particulier pour qu'elles maîtrisent l'entretien et les réparations de leurs machines.

La coordinatrice française a pu céder progressivement toutes les responsabilités qu'elle exerçait depuis trois ans, au profit d'un comité de ventes élu, issu du groupe, dirigé par sa présidente, Félicia Médrano, une des leader du groupe.

Les débouchés commerciaux, pour les raisons évoquées plus haut, ne sont pas encore consolidés. Cependant la qualité des produits a été reconnue, aussi bien en Bolivie qu'en France.

La coordinatrice, qui est en train de réaliser un catalogue des produits de l'Étoile du Matin, s'est engagée à poursuivre, sans indemnité, le travail de promotion au profit de l'artisanat du groupe. L'objectif est de concrétiser, dans un délai de trois à six mois, les contacts pris en France et en Bolivie. Puis de mettre les femmes du groupe et les acheteurs en contact direct.

 

 

 

IV.2. Suivi.

 

La présence sur place de la coordinatrice, pendant plusieurs mois après la fin officielle du projet, permettra d'évaluer régulièrement les difficultés rencontrées et de conseiller la directive du groupe pour prendre les décisions appropriées, si nécessaire.

Cette tâche sera menée avec prudence, afin que la directive du groupe et le comité de vente gardent les responsabilités qu'ils ont progressivement acquis au cours de cette dernière année du projet.

 

 

 

IV.3. Conclusion

 

Le bilan de l'ensemble de ce projet, réalisé pendant quatre ans, se révèle très positif. A l'arrivée de la coordinatrice du groupe, les femmes de la communauté cherchaient des idées pour organiser un groupe et des solutions pour créer une source de revenus financiers pour leurs familles. Le choix du nom du groupe par les femmes, "l'Étoile du Matin" ("Estrella del Amanecer" en espagnol) est à ce titre révélateur. Les femmes ont expliqué qu'avant l'arrivée de la coordinatrice, elles étaient comme dans l'obscurité, sans savoir vers où avancer. Et que ce projet était comme une étoile qui apparaît au petit matin et qui montre une direction à suivre.

Plusieurs étapes ont été franchies progressivement. Le projet s'est construit lentement, en partant des femmes, de leurs envies, de leurs compétences et de leurs nécessités, dans un processus d'accompagnement et de responsabilisation graduelle. Les progrès accomplis par les femmes, au cours de cette dernière année, ont été majeurs, tant au point de vue de la qualité des produits artisanaux que de la prise en charge de la gestion du groupe.

Le travail réalisé en 2002 a été grandement facilité par les financements accordés en début d'année, qui ont permis à la coordinatrice de disposer d'un budget annuel et de se concentrer sur les activités de terrain. En tant que financeurs du projet en 2002, la Guilde  Européenne du Raid et  Partage Sans Frontières doivent être associés au succès de ce projet.

Même s'il reste à concrétiser les toutes dernières activités et la mise en place de circuits de distribution professionnels de la production de l'artisanat, les femmes ont acquis le plus important. Elles travaillent bien, sont organisées et surtout, elles ont confiance dans la valeur de leur travail et dans leurs possibilités à gagner de l'argent pour subvenir aux besoins de leurs familles.

Souhaitons que l'exemple de ce groupe puisse être imité par les autres groupes de femmes environnants, afin d'améliorer le quotidien des femmes et des enfants de la région.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

production de l'atelier étoile du matin en Bolivie

 

au fond, à gauche: Laura Flores, professeur de couture.

au premier plan: Félicia Medrano, présidente du groupe de femmes

 

Janvier 2002- confection des jupes plissées dans l'atelier d'El Terrado-

 

 

production de l'atelier étoile du matin en Bolivie

 

 

 

production de l'atelier étoile du matin en Bolivie

 

Octobre 2002 – confection d' artisanat à partir des tissages traditionnels.

àu fond  à gauche: Juan-Carlos Azurduy, professeur de couture spécialisé dans la confection de l'artisanat.

 

 

 

production de l'atelier étoile du matin en Bolivie

 

 

sacs à dos et sacs à main confectionnés durant la session de couture d'octobre 2002

 

 

 

production de l'atelier étoile du matin en Bolivie

 

Pochettes (portefeuille, porte-monnaie, trousse à maquillage, porte-chéquier).

 

 

 

 

 

 

 

production de l'atelier étoile du matin en Bolivie

 

Ensemble de l'artisanat réalisé par l'Étoile du Matin:

- Sacs à main, sacs à dos, trousses, pochettes, housses de coussins -

Retour haut de page